Le père du petit Diango, un bébé de trois jours qui a disparu mardi à la maternité d'Orthez, a lancé mercredi un appel à la femme soupçonnée de l'enlèvement pour que l'enfant soit bien nourri. "Actuellement notre enfant est en danger de mort parce que c'est un nourrisson qui a trois jours. C'est une phase où le bébé a besoin d'être nourri énormément au sein de sa mère sinon sa santé est en danger", a indiqué aux journalistes Sébastien Delgado, le père du petit Diango.
"Je voudrais essayer de parler à cette personne. J'ai eu des phases de dépression dans ma vie, je sais ce que c'est. On est capable de tout dans ces moments-là", a ajouté le père, âgé d'une trentaine d'années, les traits tirés. "J'ai envie de parler à cette personne, quelle qu'elle soit, pour lui dire que si elle revient pour ramener notre enfant elle sera accueillie, elle ne sera pas jugée", a-t-il poursuivi.
Le plan Alerte enlèvement, un dispositif d'alerte massive et immédiate pour rechercher un enfant enlevé, a été déclenché mardi soir, peu après 20 heures. Pas moins de 40 enquêteurs sont mobilisés et une centaine de gendarmes quadrillent le terrain pour tenter de retrouver le nourrisson. La mère du petit garçon, originaire de Biarritz et âgée de 31 ans, a constaté mardi vers 16h30 sa disparition en sortant de la salle de bain, où elle était occupée à prendre sa douche. "La personne en a profité à ce moment-là", a souligné la gendarmerie d'Aquitaine. Diango est vêtu d'une salopette en polaire blanche avec un écusson en forme d'étoile de couleur jaune, et non d'une grenouillère orange et verte, comme indiqué dans un premier temps. Des témoins auraient vu une femme d'assez forte corpulence, de type européen, âgée de quarante à cinquante ans, les cheveux bruns et courts, vêtue d'un manteau noir, emmener le bébé, a indiqué la gendarmerie. A priori, il n'y aurait aucun lien entre cette femme et la famille de l'enfant.
"Il n'y a pas grand-chose de neuf"
La recherche de cette femme constitue "l'axe principal d'effort" des enquêteurs, mais "les recherches se font tous azimuts", a précisé le procureur de la République de Pau. "Nous avons travaillé d'ores et déjà sur l'entourage familial, mais l'axe principal d'effort, c'est les témoignages que nous avons reçus sur cette femme qui aurait pénétré dans l'établissment et qui aurait emporté l'enfant. Nous commençons a avoir un certain nombres d'informations. Nous ne fermons aucune hypothèse de travail", a-t-il expliqué. Les enquêteurs de la gendarmerie ont reçu une trentaine d'appels après la diffusion de l'alerte enlèvement. Les patrouilles vont se poursuivre aujourd'hui sur le terrain, mais "il n'y a pas grand-chose de neuf", précise ce matin. Les enquêteurs ne privilégient aucune piste : femme en mal de maternité ou enlèvement crapuleux, a précisé Bertrand Ponty. Aucune demande de rançon n'est parvenue aux enquêteurs.
La section de recherche de Pau a été saisie de l'enquête. Mardi après-midi, une centaine de gendarmes a fouillé l'hôpital, ses environs, ainsi que la gare, avant le déclenchement du plan. Simultanément, des patrouilles avec contrôles d'identité ont été organisées à toutes les sorties de la ville. Un plan épervier a également été mis en place sur le département des Pyrénées-Atlantiques, puis étendu aux départements voisins ainsi qu'aux postes frontières, selon la gendarmerie. Toute personne susceptible d'avoir des renseignements pouvant aider à retrouver l'enfant peut appeler le 0800 36 32 68 ou 0800ENFANT.
IL A ETE RETROUVE...........OUFFF!!!!![/c]